J’ai pleuré.
Tout le long du sommet, j’ai pleuré.
La semaine sans dormir. L’effort physique, le froid. Tous ces défis-là n’étaient rien devant ce sentiment d’accomplissement. Ce sentiment de s’être dépassé plus que jamais.
À Gilman Point, le premier sommet, le soleil commençait à se lever. Des teintes orange qui se perdaient dans l’horizon infini. Devant moi, au loin, Uhuru Peak. Le vrai sommet. Le point le plus haut d’Afrique.
J’étais épuisé comme jamais dans ma vie.
Et quelque chose s’est ouvert. Une valve qui ne s’est plus refermée. Des larmes qui coulaient sans s’arrêter. Pas de tristesse. Pas de douleur. Juste tout ça ensemble, l’épuisement, la beauté, la réussite qui s’approchait.
Je pleurais encore en atteignant Uhuru Peak.
À mon retour, j’avais tellement d’émotions à démêler. Et tu réalises quelque chose. Tu viens de réussir un rêve. Tu viens de te dépasser plus que jamais.
Qu’est-ce que tu peux accomplir maintenant ?
Cette question-là, elle déclenche quelque chose.

Pourquoi monter le Kilimandjaro en particulier ?
Pourquoi monter le Kilimandjaro plutôt qu’une autre montagne ? Le Kilimandjaro est la plus haute montagne d’Afrique. C’est aussi l’une des plus hautes accessibles sans alpinisme technique, sans crampons ni piolet. Mais la montagne reste un défi mental et physique brutal. C’est ce qui lui donne quelque chose d’unique comme expérience de dépassement.
Ce n’est pas pour rien que beaucoup d’alpinistes ont commencé par là. Tu connais Marie-Pier Desharnais ou Charles Page ? Eux aussi ont commencé là.
En soi, aller en Afrique transforme déjà. Voir comment les gens vivent là-bas. Se sentir dépaysé comme jamais. Voir la pauvreté devant soi. Et quand tu poses les yeux sur cet ancien volcan qui domine le continent, tu réalises l’ampleur de ce que tu fais.
Et bien que ce soit incroyable de raconter à tes amis que tu as atteint le point le plus haut d’Afrique, ce n’est pas ça le plus grand déclencheur de changement.
Ce que la montagne fait à ta tête
Sur le Kili, les guides chantent tout le long de l’ascension. Pourquoi ? Probablement pour partager une certaine joie de vivre, mais aussi parce qu’ils savent que nous, les touristes, on vit quelque chose de vraiment dur.
Ça commence même avant d’y arriver.
À l’aéroport d’Amsterdam, escale avant le vol pour Arusha, la gang du Kili est là autour de moi. Dominic Arpin arrive. Et là, je ne sais pas ce qui se passe dans ma tête. Comme si mon cerveau avait eu un déclic. Que c’est vrai. Que c’est là. Que dans quelques heures je serai en Afrique.
Choc vagal. Je perds connaissance.
Je me réveille entouré de la gang, un peu perdu, avec un vol à prendre. Et dans l’avion, une seule pensée.
Omg. Je fais quoi ici en ce moment ?
Peu importe ta forme physique, peu importe ton mental, la majorité des gens qui s’aventurent sur le Kili comme première expérience de montagne l’ont difficile.
Jour 6. Minuit. Le summit push commence dans le noir complet. Il fait un froid brutal. Le groupe part à un rythme trop rapide pour mon acclimatation. À un moment, mon corps refuse d’avancer. Je fais tout pour faire un pas. Rien à faire.
Je m’effondre à terre.
Ma guide vient me voir.
« Jo, ta montagne finit ici. »
J’ai pleuré. Oui, là aussi.
Après une pause, on descend un peu. L’altitude baisse légèrement. Le guide africain se retourne vers moi.
« Tu sembles aller mieux. Tu veux réessayer ? »
Je me suis relevé.
C’est ça qui crée de la résilience. Tu apprends sur toi-même à chaque pas. Et quand tu réussis malgré tout, ça rend le succès encore plus incroyable.

Le retour et le déclic
Si j’ai réussi ça, qu’est-ce qui peut m’arrêter maintenant ?
C’est la question qui tournait en boucle à mon retour. J’ai souffert mais j’ai réussi. J’ai pensé abandonner mais j’ai réussi. J’ai perdu connaissance à Amsterdam. Je me suis effondré sur l’ascension finale. Ma guide m’a dit que ma montagne était finie.
Et pourtant j’ai réussi.
J’ai vu les plus beaux paysages de ma vie. Vécu des moments que je n’oublierai jamais. Cette sensation-là, je voulais la garder et la laisser me guider vers la suite.
Parce que c’est ça le vrai cadeau du Kilimandjaro. Ce n’est pas la photo au sommet. Ce n’est pas l’histoire qu’on raconte à son retour. C’est ce déclic intérieur. Ce moment où tu réalises que tu es capable de beaucoup plus que ce que tu pensais.
Aujourd’hui, ça m’a fait réaliser que mon rêve est de vivre de mon écriture. D’être libre de voyager et de vivre des expériences comme celle-là le plus souvent possible. D’aider les gens autour de moi à faire la même chose.
Alors je me suis lancé.
Est-ce que c’est facile tous les jours ? Non. Est-ce que j’ai des doutes ? Constamment. Mais chaque fois que ça devient difficile, je me souviens de ce moment sur le flanc de la montagne à minuit. Ma guide qui me dit que c’est fini. Et moi qui me relève quand même.
Parce que le Kilimandjaro m’a appris que peu importe ce qui arrive, on est capable.
Ce n’est pas en restant chez soi à rêver que ces changements se font. C’est en faisant les premiers pas.
Ce que ça prend pour y arriver
Monter le Kilimandjaro n’est pas une aventure technique. Mais ça prend de la préparation pour s’y rendre. Quelqu’un sans base physique n’y arrivera pas. Quelqu’un qui ne s’est pas préparé mentalement non plus. Sans oublier le matériel et la logistique sur place.
Mais ce qui est le plus dur, souvent, c’est de choisir d’y aller. De faire le premier pas qui transforme le rêve en réalité. Le moment où le voyage est vraiment réservé.
C’est pour ça que j’ai créé un guide pour t’aider à préparer ton propre Kilimandjaro. Pour que tu aies le plus de réponses possible et que tu arrêtes d’avoir peur de sauter.
Parce que si moi j’ai réussi en m’effondrant à terre à minuit sur un flanc de montagne africaine, toi aussi tu peux.
Pour en savoir plus sur le guide, c’est ici : Préparer ton Kilimandjaro
Tu rêves de monter le Kilimandjaro ?
J’ai mis tout ce que j’aurais aimé savoir avant mon ascension dans un guide complet, de la préparation au sommet.

Jonathan Lessard est explorateur, écrivain et rédacteur SEO basé au Québec. Il aide les entreprises et les créateurs à améliorer leur visibilité sur Google grâce à la rédaction SEO et au storytelling, tout en partageant ses aventures en nature et ses réflexions sur l’exploration intérieure.


